Retour à l'accueil



Eric aux Carlits

Départ fixé le 29 Juillet à 16h00.
Arrivée prévue vers 19h30.

Après le parking des navettes et passée la barrière, j’emprunte la route qui me mènera jusqu’au gîte.
L’endroit est magnifique. A peine je commence et me voilà longeant une jolie rivière qui coule aux milieux des bois et des près, elle se nomme « la Têt ». Elle m’inspire, je reviendrai pour me frotter à ses truites.
Continuant mon chemin, je tombe au détour d’un virage, sur un groupe de chevreuils s’abreuvant dans une mare. Moment rare et magique, j’ai juste le temps de les voir, puis ils s’en vont dans les bois.
Reprenant mon train-train, quelle surprise ! Je tombe à présent sur une biche qui me regarde passer, tranquillement, dans ma boîte en métal. Pas affolé pour deux sous la demoiselle.

Enfin j’arrive au gîte des Bones Hores.

C’est une grande bâtisse en pierre au pied du lac des Bouillouses.
L’endroit est vraiment superbe, décidément le séjour commence bien.
Vivement demain. La météo prévoie un temps nuageux avec du vent,
mais une amélioration est prévue dans l’après-midi.


Refuge des Bones Hores
Restaurant-Bar-Hotel
Les Bouillouses 66210 Mont-Louis
Tel 04 68 04 24 22

Première journée de pêche

Samedi matin. Départ 6h30.
En plus du vent, le temps est gris et froid. Moi qui pensais faire une jolie promenade au soleil levant, mais bon !!!!!
C’est parti pour les lacs des Carlits.

Une petite randonnée d’environ ¾ d’heures, juste pour la forme et me voilà arrivée sur le 1er lac « le Vivé ».
El Viver en catalan. Lacs des Carlits

Je suis très enthousiaste, car je viens d’apercevoir, un superbe gobage, pendant que je montais ma canne.
Aller ça commence ! J’attaque le gobage.
Après plusieurs passages, rien, même après moult changement de mouches. A présent je prospecte les berges du lac, en vain !
Les deux pêcheurs que je rencontre sur ce lac n’ont rien fait non plus. Mieux vaut changer de lac.
Peut-être le Lac « Sec »
Présence de beaux poissons. Du fait qu’il soit un peu à l’écart du GR et des autres lacs, il est un peu moins fréquenté.
Sur le Lac « Sec ».
Il n’y a toujours pas d’activité à l’horizon, mais, le temps semble s’améliorer.
Je change de méthode et monte un train de 2 mouches. En potence une Mercantour et en pointe un chiro olive.
Je tente ainsi ma chance pendant un petit moment.
Puis m’apercevant que les nuages cèdent la place au soleil, favorisant quelques éclosions trahis par quelques gobages éparses. J’attaque un gobage et je prends sur mon chiro une fario de 40 cm, bien grasse qui se défend bien.
Hop je la remets à l’eau. Content de ma 1ère prise, je continue donc sur ce joli lac sur lequel je ferai de jolis poissons.
Une autre Fario de 45 cm et un Saumon de fontaine de 43 cm fait avec un sedge noir.
Une photo pour chacun, puis hop à l’eau.
Avec tout ça, je n’ai pas vu le temps passer.
C’est la pause casse-croûte, il est midi.
Au-delà du beau coin de pêche, le Massif des Carlits est aussi un paradis pour le randonneur. En effet, la configuration du paysage permet une fois arrivée aux lacs, de faire de grandes randonnées dans une nature préservée, sans trop se fatiguer.
Par contre les beaux jours arrivés cela devient un lieu très fréquenté.

Je me dirige à présent sur le lac « Noir » ou Negre.

Très joli lac qui est assez exposé au vent, mais pour le pique-nique ou la sieste, on peut se mettre à l’abri derrière les petits conifères qui le bordent.
Aucune activité à l’horizon. J’en profite donc pour faire quelques photos et admire un rapace de belle envergure, sûrement un aigle avec un serpent dans son bec.
Il n’y a rien à dire, je suis vraiment chanceux !!!!

Je fais quand même des essais sur ce lac, en nymphe, au streamer, mais c’est vraiment le calme plat.
J’arrête donc pour ici, pour aller sur le lac «Las Comassa ».

Le Llong d’en haut « No Kill » Ruisseau qui va du Lac Long au Bailleul

Pêche difficile à cause de la présence de nombreux herbiers
On dirait que le dieu de la pêche m’a assez donné, car ici aussi, il n’y a aucune activité. Peut-être je reviendrai l’essayer demain.
A ce moment je décide donc de finir ma journée "des lacs"», par une petite promenade sur les autres.
A savoir le Llat, le Llong, le Bailleul et Las Dougnas.

Ruisseau qui va du Lac Long au Bailleul
Le Llat

Attention lac très venté. Se placer en fonction de celui-ci. Autant que possible avoir la montagne dans le dos.
Après cette (petite) promenade de seulement quelques kilomètres…, je décide de retourner au gîte. Puis je finirai ma journée sur la Têt. C’est vrai que celle-ci m’a plut dès mon arrivée : sa beauté, presque imaginaire etl’environnement, m’ont hypnotisé.

Durant la descente jusqu’à ma voiture, je fais la connaissance d’un moucheur local, qui m’indique plusieurs coins à grosses truites. Entre autre le Lac Pradella, ainsi que les mouches du moment. Je verrai bien demain si cela marche !!!

Las Dougnas

J’arrive au gîte à 16h00, je range les affaires dans la voiture et me dirige vers ce petit coin de la Têt qui occupe toutes mes pensées. Le site se trouve à 5 minutes en marchant depuis le parking des navettes. Encore un peu d’effort, mais je me sens mieux, car il n’y a plus de sac à porter.
A cet endroit, la rivière est très limpide, avec un fond plutôt limoneux et de petits gravillons.
Je longe la berge et déjà j’aperçois 2 petites truites, mais bon, pour commencer ça ira impec. Alors je prépare ma mouche fétiche "devinez quoi ?????" Eh oui la parachute. J’attaque l’une d’elle et hop je la manque. "Pas croyable non !!!!" Je me décale un peu pour passer un pin et au 2ème passage là voilà qui monte. Pendue la petite truite. Environ 18 cm, avec une jolie robe claire.
Je continue à pêcher les bordures sans mettre un pied dans l’eau. Cela m’a l’air plus judicieux. Au bout de 50 mètres environ, caché entre 2 pins, je fais un lancer arbalète, ma mouche lèche la bordure, et une fario de 25 cm se précipite sur ma mouche. Pendue…Puisque la pêche est sympathique, je continue et prendrai 2 autres poissons. 23 et 25cm.

A présent il se fait tard, mes jambes sont lourdes, après cette magnifique journée passée au bord de l’eau. Je rentre au bercail.
Sur le chemin du retour, j’ai la chance de trouver une jolie plume de rapace. Quoi ? Je pense surtout aux belles mouches que je ferais avec
Dimanche 31 juillet 2ème jour de pêche :

Debout à 6h30, c’est dur, j’ai plein de courbatures. Mais qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour elles !!!!!
Depuis le gîte je me dirige sur le Lac Pradeilles et suis les indications du moucheur rencontré hier. Après ½ heures de marche "cela descends en pente douce tout le long". Me voilà sur ce joli lac.
Le temps est clair, le ciel bleu, pas de vent, l’idéal quoi !
Durant le montage de ma canne, j’aperçois quelques gobages, mais aucun insecte sur l’eau. J’opte donc pour une émergente olive en cul de canard. Après quelques faux lancers, je pose ma mouche, mais celle-ci n’a pas fais un mètre de dérive, qu’un énorme gobage me sort des limbes. Surpris par la rapidité de l’attaque, je ferre.
Après un beau combat, avec des cabrioles et plusieurs rushs, j’échoue une belle fario de 40cm.
Ensuite, le vent revient dans la partie ; je change de poste, mais plus rien. Je fais les bordures, idem, change un wagon demouches, rien n’y fait. Je pars donc pour le Lac Noir "d’en Bas".

Puis, au bout d’un moment, j’aperçois un pêcheur sur le sentier. J’ouvre la conversation, et là, il m’indique que je me suis trompé de direction. Heureusement que je l’ai rencontré car je pense que j’y serai encore. Il me signale aussi que les bordures sont encombrées tout le tour des lacs, "Le Noir d’en bas, et le llargs".
Donc qu’il serait difficile pour moi de pêcher à la mouche.
Malgré tous ces conseils je me dirige quand même vers ces lacs, on ne sait jamais…
Arrivée aux lacs, je me rends effectivement compte que les bordures sont encombrées, que je n’arriverai pas à pêcher et que j’ai marché plus d’une heure pour rien. Mais bon ce n’est pas grave !!! Je remonte au gîte, prend ma voiture et je retourne sur la Têt.

Je suis au même endroit que la veille, mais cette fois je suis en compagnie de quatre pêcheurs, je vous dit pas la pagaille.
Voulant pêcher seul, je prends un autre sentier et leur laisse un bon morceau de rivière. Enfin seul !
Je commence la pêche et de suite, je prends une truitelle de 15 cm. Puis c’est le calme plat, je ne vois même plus les poissons dans l’eau. Bizarre !


Mais quelques temps plus tard je trouve la raison de ce calme.
Des randonneurs se baignent au beau milieude la rivière. Après tout chacun à le droit d’en profiter !!!

Je continue un peu plus loin sur la berge de gauche, toujours sans wading, "elles sont sur les bordures". Puis dans un virage, je vois un arbre, au milieu de la rivière, cela fait deux veines d’eau. D’ailleurs une truite de taille correcte est postée dans l’une d’elle.
J’attaque ce poisson, je fais un lancer trop court, maintenant, j’ai la bonne longueur mais cela drague à chaque fois. En plus rien ne l’intéresse. Après trois changements de mouche, j’opte pour émergente CDC.
Je lance ma mouche, bon passage, elle monte, manquée.
Je peste, recommence plusieurs fois, rien n’y fait et d’un coup elle s’enfuit.
Je comprends de suite : les moucheurs de tout à l’heure sont de retour. Hélas…
Je discute quand même un peu avec eux, et se met en place une sorte de guéguerre "tu passes je te repasse".
Ce petit jeu m’irrite un peu. Ils me gênent et ne font rien. Ensuite je me glisse entre eux dans un buisson, je monte un spent orange, lance au hasard et hop je fais une petite truite de 20 cm.

Maintenant ils font pâles figures les pêcheurs. Ils demandent avec quoi je l’ai attrapé. Je suis sympa, je leur montre ma mouche "que j’ai pris au hasard sur mon gilet".

Ils sont dépités, commencent à marcher dans l’eau et à faire n’importe quoi. Maintenant j’en ai assez.

Je vais voir ailleurs si j’y suis. Leur laissant un bon bout de rivière, je passe des rapides et arrive sur un grand lisse où j’aperçois quelques gobages.
Je tente l’un d’eux, toujours en spent. Je pose ma mouche, la dérive est bonne, hop pendue, elle se défend bien, fait marcher mon frein mais se décroche. No problemo, je fais la veine à côté et tac, je fais une truite, je n’y crois pas. Je fais une photo, elle fait 25 cm.
Sur ces 50 mètres, je vais faire 5 poissons de tailles respectables pour la rivière.
Ensuite, j’arrive dans des près, mais le vent est bien là, il envoie ma mouche où il veut. Je décide donc de faire marche arrière, avant de faire demi-tour, je fais quelques photos.

Je retourne à l’endroit où j’ai fais mes 5 truites. Je m’arrête et aperçois un insecte qui dérive, je le suis des yeux et hop il se fait gober. Je monte un sedge roux, "la mouche qui attrape tout", je lance ma mouche, bonne dérive, elle gobe, mais je la manque.
2ème chance, je repose correctement, hop je fais une jolie fario zébrée de 25 cm.

Sur cette super impression, je décide de quitter cet endroit superbe, pour retourner vers le brouhaha de ma ville.

C’était vraiment 2 jours bien remplis, avec beaucoup de surprises et d’émotions. Je reviendrai, c’est juré. Très certainement avec des copains.

Petit bilan de mon séjour :
Sur les lacs : 4 poissons.
Sur la Têt : 10. Certains de tailles respectables.

Eric